Gestion du savoir : pilier des nouvelles pratiques collaboratives

Allier les technologies numériques aux organisations est désormais indispensable pour les entreprises. Intégrer le digital dans les entreprises à l’échelle mondiale permettrait de générer jusqu’à 9000 milliards de dollars de revenus additionnels ou d’économies de coûts en 2030.
Cette ère du digital a amplifié le phénomène des pratiques collaboratives.
Un véritable basculement s’est naturellement produit au moment du déploiement des technologies du web 2.0 caractérisé par l’échange et le partage de contenus ainsi que l’interactivité. Mettre en place une stratégie collaborative a pour principal objectif d’améliorer jusqu’à 61% l’efficience de l’organisation.
Pour mener efficacement cette stratégie, il est important d’avoir une démarche managériale basée sur la gestion du savoir également appelé le knowledge management (gestion des connaissances).

Combiner un académique et opérationnel pour structurer une approche managériale

Le monde d’aujourd’hui est VICA ! Cet acronyme inventé par l’armée américaine caractérise un contexte Volatile, Incertain, Complexe et Ambigu. Ces paramètres peuvent être mal appréhendés par les managers.

C’est pourquoi la posture « hybride » est tout à fait pertinente.

Car « schématiquement, compte tenu des exigences des actionnaires et des donneurs d’ordre, les consultants et les dirigeants d’entreprise ainsi que leurs collaborateurs opérationnels sont le plus souvent contraint de s’inscrire dans une logique à court terme, quitte à ne pas suffisamment approfondir et étayer leurs décisions. »

A l’inverse, les chercheurs sont soumis à une autre exigence. Sur la base de recherche et de travaux de long terme, ils publient des revues académiques. Mais, elles sont en principe peu compréhensibles par les opérationnels. J’ai donc « la conviction, par expérience, qu’il existe une voie médiane prometteuse combinant ces deux approches. »

Parmi les nombreux enjeux managériaux (responsabilité des équipes, innovation collaborative, etc.), Nous retenons que l’approche praticiens-chercheurs ou de « praticiens réflexifs » de Donald Schön est la plus prometteuse.

pratiques collaboratives

Comment définir les pratiques de gestion du savoir ?

Face aux nombreuses confusions de la part de certains chercheurs et praticiens sur la notion de gestion du savoir, il est important de clarifier ces pratiques. Ainsi, grâce à une étude réalisée récemment auprès de praticiens de terrain d’une trentaine d’entreprises, de chercheurs et d’experts, nous avons décomposé la gestion du savoir en deux versants :

  • La structuration des savoirs : ce versant existe en vue de rendre les savoirs « explicites et formels, de manière à les rendre utilisables ». On parle également de knowledge management. C’est une démarche managériale constituée de contenus formalisés. Ce sont des méthodes et des techniques (process, modes opératoires, standards, référentiels techniques, etc.) qui permettent d’identifier, d’organiser ou encore de partager les multiples connaissances des différents membres d’une organisation afin d’atteindre un but auparavant établi. « Les entreprises qui entrent dans cette catégorie (notamment les entreprises « à risques » comme dans le secteur nucléaire) sont de nature plutôt verticales, avec un souci assez légitime accordé au contrôle. »
  • La socialisation de pratiques : ce versant est de nature « plus tacite et informelle ». Ici, les contenus sont « plutôt sous la forme de vidéos, d’images et de commentaires ». Et « les échanges et les partages d’informations se déploient souvent de manière horizontale« . La conversation est indispensable pour la socialisation de pratiques. « La confiance constitue un marqueur important pour faciliter l’échange et le partage de ces contenus à caractère principalement pratiques. »

La structuration des savoirs et la socialisation de pratiques doivent être ordonnées et complémentaires afin d’obtenir un nouvel écosystème collaboratif de gestion des savoirs. « Mais cette combinaison doit naturellement être corrélée d’une part avec la stratégie de l’entreprise, et doit d’autre part, prendre en compte les principales variables qui sont associées à la gestion du savoir. »

Ces variables concernent notamment « le rapport au savoir, au regard (au regard de la valeur associée à son usage), la question de la confiance, la culture de la collaboration, la structure organisationnelle du travail, ainsi que le style de management, et la maturité numérique. »

gestion du savoir

Les pratiques collaboratives dans quelques années…

Deux scénarios sont possibles : une perspective prometteuse et un scénario plus sombre.

  • Un bel avenir avec un écosystème collaboratif : cette perspective « puise pour partie sa source et son impulsion dans un besoin renouvelé d’expression d’idées et de pratiques véhiculées dans le cadre d’une gouvernance originale au sein de laquelle les communautés professionnelles légitimes occupent une place importante, via des espaces et des dispositifs dédiés à l’innovation collaborative ».
  • Un avenir préoccupant : celui-ci « met en exergue et en pratique la transformation numérique comme une forme d’avancée et instrumentée du travail collaboratif, reléguant ainsi pour partie l’esprit communautaire en arrière-plan. »

Mais heureusement, « la plupart des dirigeants lucides et éclairés, ont déjà choisi leurs camps… ». Un bel horizon se prépare pour les entreprises et les pratiques collaboratives.

A un moment où les initiatives et innovations pédagogiques des enseignants sont nombreuses où nous sommes confrontés à une grande diversité des apprenants, où se mettent en place des structures d’accompagnement à la pédagogie, où l’abondance des contenus disponibles et les outils numériques favorisent de nouvelles façons d’apprendre, vient l’idée d’un réseau coopératif ouvert autour de l’apprenance et des innovations pédagogiques.

Le réseau coopératif serait complémentaire aux réseaux d’établissements ou spécifiques à l’un des publics concernés (conseillers ou ingénieurs pédagogiques, chercheurs, responsables de formation) qui ont leur raison d’être et une utilité propre.

Nous percevons dans ce type de projet une essence de collaboratif et d’ouverture aux autres.

Dans cette approche les réseaux coopératifs tels Wikipédia, Openstreetmap, le réseau Tela-botanica,  le réseau des mathématiques pour tous Sésamath, permettent aux gens de s’instruire et de partager les savoirs.

Vous pouvez découvrir les entreprises coopératives à ces adresses annuaire et l’annuaire du libre, le réseau coop

Merci si vous participez à un réseau, si vous connaissez des ressources de mutualisation de contenus de formation de les partager sur la listeliste.

Apprendre en autoformation ou de façon autonome c’est aussi faire le distingo entre ces deux paramètres.

Auto formation et individualisation

Les notions d’auto formation et d’individualisation reprennent à ce titre toute leur actualité.

L’auto formation consiste à se former par soi-même mais pas nécessairement seul. L’individualisation et l’auto directivité sont également à distinguer de la non directivité, l’accompagnement des apprenants nécessitant parfois l’intervention du pédagogue pour « réassurance et guidance ».

Pour P Carré, l’acte d’apprentissage pourrait s’entendre en unités de compte intégrant  un travail amont de l’apprenant sur ses objectifs avec un choix des modalités offertes par objectifs.

Cette démarche permettrait de concilier offre collective et individualisation  en donnant l’occasion à l’apprenant de construire son propre parcours.

Reste aux entreprises de mettre en place un eco système comprenant formation, séminaire, formation ouverte, formation sur le tas, groupe auto géré, autoformation…

Publicités

Poster un commentaire

Smore

IMAGE de présentation Smore sur YOUTUBE

Clique ici pour accéder à la vidéo tutoriel.

Vous êtes un blogueur émérite, vous avez besoin de fabriquer des écrits de qualité, SMORE est un outil fait pour vous.

Vous êtes professeur et vous avez envie que vos apprenants établissent des écrits de qualité ; SMORE est pour vous.

Vous êtes un professionnel qui possède un site marchand sur le net, SMORE vous aide à concocter de magnifiques bulletins qui relate le prix de vos marchandises en ligne. Vous êtes un particulier passionné d’antiquités ou de voitures de collection. SMORE vous aide à réaliser votre publicité sélective.

Vous voulez envoyer une newsletter à vos adhérents, SMORE vous permet d’envoyer un emailiste en nombre.

Poster un commentaire

Quelles formations pour cette rentrée ?

quelles formations pour cette rentrée
La rentrée ce n’est pas seulement la fin des vacances, des séjours à la plage ou des randonnées à la montagne.  C’est aussi une période propice à la découverte, à l’expérimentation et au désir de se former.

C’est donc le moment rêvé pour se former à de nouvelles pratiques, à de nouveaux outils, à de nouveaux modes de pensée.

Des formations et des ateliers pour septembre, octobre et novembre 2015.

Je vais organiser des formations durant ces trois mois.  Mais avant de lancer les opérations – réservation de salles, création de cours en ligne, etc. – j’aimerais avoir votre avis.

Quelles formations souhaitez-vous pour les prochains mois, voire les prochaines semaines ?

J’ai rédigé une liste de formations et d’ateliers susceptibles d’être programmés en septembre, octobre et novembre.  Je la reprends dans le questionnaire ci-dessous.

Pouvez-vous répondre au questionnaire ?  Cela ne vous prendra que quelques minutes.  Mais de cette façon, je pourrai vous proposer des formations qui vous intéressent vraiment.

En répondant à ce questionnaire, vous saurez pourquoi c’est un cadeau que vous me faites.

Juste en cliquant ici

Merci d’avance pour votre collaboration,

Poster un commentaire

Ce qu’ implique la E-Réputation

2015-07-29 15_52_26-la e-reputation qu'est-ce que c'est - Microsoft Word

Poster un commentaire

Comment et pourquoi utiliser les réseaux sociaux en formation

Formation 3.0

Quels sont les usages que les enseignants et les formateurs peuvent faire des médias et réseaux sociaux ? A quoi peuvent-ils bien servir en classe ? Voici quelques idées d’utilisation et quelques réflexions qu’elles m’inspirent.

J’ai tenté de formaliser ces usages pédagogiques en réfléchissant sur ma propre expérience de formateur en la matière. J’en ai dégagé une série d’usages des réseaux sociaux qui s’appliquent à la classe ou à la salle de formation.

Les usages cités ici le sont à titre d’exemple et ne prétendent pas à l’exhaustivité : ils veulent simplement rendre compte du potentiel éducatif et formateur des réseaux sociaux si on les exploite avec un peu d’imagination et d’ouverture d’esprit.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir.  Vous pouvez aussi la télécharger gratuitement au format XMind sur ma page Biggerplate).

Pourquoi et comment utiliser les réseaux sociaux en formation Usages des réseaux sociaux en classe

1. Outils de conception de cours (course design)

Même si les…

Voir l’article original 2 037 mots de plus

1 commentaire